Souffrir d’insoumission lucide

Un goût prononcé pour la révolution car elle signifie le retour à nos libertés, une révolution qui réorganiserait notre société pour une plus juste répartition des ressources, de l’économie, est ce un crime que de l’espérer ? de se battre pour ? Jusqu’à quel degré imagine t’on l’insoumission ? Est ce le degré du politiquement correct et raisonnablement en colère ou le degré du politiquement incorrect mais frileux ?

C’est vrai que c’est plus facile pour le peuple, dans sa majorité lâche, de se planquer derrière des bannières, des étiquettes, de prendre les « étrangers » comme boucs émissaires, alors que ce sont bel et bien les gouvernements qui sont responsables de tout nos maux, un patron ne peut exploiter que si la loi le lui permet, les banques également, et qui font les lois sinon les législateurs sur commandes des gouvernements, des « leaders » aussi bien de droite que de gauche ?

Presse cadors de l’audimat et de la finance

On ose nous accuser de « violences » nous les acculés, nous qui avons vus nos parents, nos grands parents pareillement acculés, combien sont morts sur les barricades partout dans le monde ? Est ce les Insoumis qui ont tué un jeune botaniste à coup de grenade ? Demandez donc à Brunet de prendre une pelle, nous en avons marre de creuser, nous les gueux ! Combien de fois se sont répétés les mêmes scénarios ? combien de fois vont ils encore se répéter ?

La densité de la colère

Les colères, comme les luttes des classes, comme la pauvreté ça sert, ça paye, de bons salaires, de bons bouquins, des shows télévisés rémunérés, aux leaders… Alors que tant de misère devrait inciter leaders et « charitables » bons chrétiens  à mener la révolte la plus dense, la plus dure, la révolution !

La colère avec amabilités

Mais n’y comptez pas, on se contentera de défiler en ayant demandé le trajet à la préfecture, faut pas aussi venir avec des chaussures vernies ? à faire un beau discours, à agiter des drapeaux perlinpin, chacun content d’être avec son étiquette bien-pensante ou peu pensante, pour au final obtenir quoi ? un verre d’eau dans un océan de malheur ?

Les leaders mous, trop mous, ou…… ?

Quels leaders ont appelé à une grève dure, un minimum après tant d’exploitations, et même d’insultes, de larmes, de suicides, de morts, de souffrances, de violences dans le bocal, pendant que les milliardaires se gavent chaque minute en même temps que nous manifestons, manifesterons  ? AUCUN ! Veillons à ne pas trop nous mouiller, regardons nos lacets, n’allons pas perdre bons salaires en ces périodes de crises organisées.

Les « leaders » n’organisent pas, ils canalisent les colères, nuances, la presse en fait son audimat et les leaders leurs salaires depuis des générations. Tant que le bon peuple de « veaux », de « sans dents », de « pov’cons », « d’illetrés-ées » et j’en passe, digère, ne se révolte pas, ne rappelle pas à chaque membre du gouvernement, au président, qu’ils ne sont que les salariés du peuple, c’est l’essentiel.

Surtout pas de révolution des fois que….

La lutte des classes est habilement menée pour en faire durer les leaders et faire durer la « lutte des classes », et diviser la population, en termes de temps, ceux qui mènent « les luttes des classes » vivent très bien, luttes des classes menées par des leaders qui ne se mouillent jamais trop, juste assez pour être sur la ligne du bon coté de la loi et juste assez sur la ligne rouge pour appâter les gogos, ce n’est pas une affaire de pessimisme ou d’optimisme mais un effet d’analyse sur le temps…

Au mieux

Si le défilé ou la/les manifestations sont conséquences, on nous accordera quelques gouttes d’eau et chacun (e) rentrera chez lui en faisant semblant d’être satisfait (s),  après avoir bien agité son petit drapeau, écouté les beaux discours tonnerres, un peu grondants, et retour à la maison la queue entre les jambes… toutes personnes murs(es) le savent c’est toujours le même scénario depuis 70 ans et bien au delà, quel que soient les lieux, les pays…

Seuls les renversements des gouvernements seront susceptibles de briser le capitalisme, changer toute la donne sociale, la donne économique, pour toutes autres formes de finalités, on peut toujours rester sur un leurre, les avides accompagnés des lâches en bandoulières reviendront à la charge, n’est ce pas ce qu’ils ont toujours fait ? Les gouvernements ne sont plus les salariés du peuple mais les comptables de la finance, à nos frais bien entendu.

Tu viens à l’enterrement ?

Un bon politicien se compte au nombre de cadavres qu’il a laissé derrière lui. Pensez aux nombres de cadavres qu’ont fait politiciens,  gouvernements,  vendeurs d’armes sur consentements des gouvernements en place hier, avant hier, aujourd’hui, les cadavres se soldent par centaines de millions depuis ces seules 100 dernières années.  Toujours pas de quoi vous révolter ? alors défilez derrière vos bourreaux ou leurs complices, regardez vos lacets. En avant… Marche !  Vous n’en êtes qu’au début du front sinon osez la révolution, c’est votre seule solution pour tout changer, cette fois concrètement. Le peuple, par le peuple, pour le peuple !

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