Comité du 5 mai

Mercredi, François Ruffin, député de la France Insoumise, a proposé l’organisation d’une grande manifestation nationale commune le samedi 5 mai, lors d’une assemblée générale publique en présence de plusieurs centaines de personnes, dont des cheminots, des étudiants et personnel médical en grève.

« Je propose le samedi 5 mai une grande manifestation nationale commune », a lancé M. Ruffin lors d’un rassemblement dont il a eu l’initiative à la Bourse du Travail à Paris devant la multiplication des mouvements sociaux et des mécontentements.

Dans le mois qui vient, François Ruffin souhaite que se créent partout en France « des comités du 5 mai » pour qu' »on arrive à se rassembler, pour un grand mouvement tous ensemble ».

« La plus grosse question, c’est: qu’est-ce qu’on fait le 5 mai au soir ? Il faut une inversion du rapport de force, que la peur change de camp, que le 5 mai au soir soit le point de départ » du changement de la politique sociale et économique qu’il appelle de ses vœux, a ajouté Monsieur Ruffin.

Écrivant sur sa page Facebook le député avait souligné: « C’est le printemps, ça bourgeonne ici et là. À la fac de Toulouse, de Montpellier, dans les hôpitaux, dans les Ehpad, et dans les gares, bien sûr », écrivait-il en allusion aux grèves actuelles. « Alors est-ce qu’on pourrait essayer quelque chose ? Est-ce qu’on pourrait tenter que les petits ruisseaux de colères fassent une grosse rivière d’espérance ? Est-ce qu’on pourrait aider à ce qu’un truc se passe, un truc, juste un truc, un truc qui nous fasse respirer, un truc qui soulève la chape de plomb de la résignation ? »

A son appel plusieurs centaines de personnes se massaient dans la Bourse du travail mercredi soir, au son d’une fanfare. Plusieurs centaines d’autres avaient dû rester à l’extérieur, faute de place.

« Il faut essayer quelque chose », « appeler à la convergence des luttes, qui est une condition nécessaire mais insuffisante », a-t-il lancé à un public enthousiaste à l’idée d’une convergence permettant un réel changement de politique économique.

Plusieurs représentants de salariés ou étudiants en grève ont également pris la parole. Une étudiante de Tolbiac est venu expliquer son opposition à la sélection catastrophique à l’université en termes d’inégalité sociale, économique et géographique puis un cheminot en colère promettant que la lutte contre la réforme de la SNCF allait s’accentuer, une médecin et une infirmière déclarant que le gouvernement organise le déficit des hôpitaux, puis un employé de Carrefour affirmant qu' »on crée la précarité » dans son entreprise admise comme un haut de lieu de la précarité si on en juge des récents événements.

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