Archives de catégorie : J’critique pô j’constate

Chasse à courre ou l’indignité humaine ordinaire

#Environnement  Les moralistes en tout genre, tant de gauche que de droite ou d’extrême droite ou issus de castes religieuses vous parleront de « dignité », un mot dont le sens leur échappe probablement en grande partie.  A l’exemple des chasses à courre.

« L’animal » ne vit pas déjà assez dans la terreur.

Cher Emmanuel Macron,  avec tes chasses à courre, tu me rappelle le film « la planète des singes », et ces moments ou l’on voit des singes à cheval coursant les humains affolés. Fini ce petit coté arrogant du Monsieur moi je ou de la Madame moi je. Fini les nobliots et les particules, les chapeaux haut de forme, les bijouteries clinquantes, ça coure comme du bon « gibier » ordinaire traqué, ça sue, ça transpire, ça se pisse dessus, ça suinte de trouille par toutes les pores, ça pue, ah cette bonne vieille dignité tant radotée, ergotée, finie, envolée. Juste de la roupie de sansonnet.

Troubles de la conscience ? peu de lucidité ?

Ont ils seulement conscience ces inhumains qui ne se distinguent guère des « animaux » les plus féroces, sadiques, de la cruauté, du sadisme de leurs actes ? Voila ce que vous avez comme ministres consentants, et comme président ô cœurs humains vaillants, voila ce que vous avez comme assemblée nationale ô humanistes et bienveillants, conscients. Un coeur de serpillières, à l’occasion, sanguinaires. Des semeurs de terreur, des buveurs de sang frais qui se réjouissent de leurs fracas de balles qui cisaillent les chairs et font hurler de douleur « l’animal ». Ah que c’est bon la bonne vieille bestialité mâle, virile, entre hommes. S’y joignent aussi les femmes, jamais en reste.

Ont ils donc si peu de conscience, si peu de lucidité, qu’ils terrorisent ainsi depuis des millénaires toutes les autres races vivant sur terre ? Mais que feront ils ces véritablement sadiques, ces tortionnaires, si les extra terrestres, débarquant, ressemblent à des cerfs ? ou à d’autres « gibiers » ?  Cela explique peut être la raison pour laquelle aucune autre race n’accostera jamais notre vaisseau terre.

Noël c’est bagdad

Ne pas se rappeler de ces bons noëls d’avant, de ces repas braillards ou les uns sentaient le parfum haut de gamme mais chimique jusqu’aux oreilles. Pento gluant sur le crane des hommes qui voulaient faire chevelus, « djeuns » comme ils disent, en se collant les trois derniers poils du crane les uns contre les autres, on dirait une rangée de petites jeunes filles très comme il faut assises à l’entrée du couvent.

Permanentes laquées pour les dames qui, quand elles secouaient leurs têtes, non sans grâce,  envoyaient de la poussière de laque sur tout ce qui était à portée de poussière, ce, jusque dans les assiettes du voisin et dans la mienne que je regardais avec l’air consterné « bah tout fait ventre mon petit » me sortait une des rigolardes en m’exposant son dentier qu’aurait assurément envié un cheval non moins rigolard.

Le repas qui tue

Apéros évidemment interminables, petites gloutonneries de « gâteaux apéros » et viande saoule à tout les étages. Un énorme rougeaud à la nuque aussi large qu’épaisse essaye la chaîne et feint de s’y connaître, il nous fait comprendre qu’il a toute une carrière d’électronicien derrière lui quand bien même  fut il  chauffeur poids lourd. Il tripote les boutons sans parvenir à rien, il s’agace. Il a du mal à tenir accroupi, ça chaloupe.

« A noël faut faire bourgeois » me souffle t’il l’œil  goguenard clignotant et le sourire guilleret avant un rot tonitruant qui nous ventile d’une haleine à faire crever un troupeau de hyène.

Un bout de « chenille qui redémarre », « trop fort ! » braille toute la maisonnée, je remercie la nature au passage de m’avoir donné des mains qui me permettent de me boucher les oreilles, la chaîne ne sort plus rien,  il a claqué les baffles,  coup de bol. On se dit que le carnage est fini, mais non mais non.

Chaises qui grattent le parquet

Entrées mystérieuses, vagues impressions d’être au bord de la mer, certains parlent de « langoustes », d’autres de homards, en quelques minutes tout les mâles sont des pécheurs chevronnés alors que tu sais que meme un coton tige, ils ne sauraient pas le tenir sans tomber dans l’eau.

Au moins pour le sanglier j’ai eu l’expérience une fois dans mon assiette, je n’ai jamais couru aussi vite aux toilettes de ma vie, pire qu’un chat ébouriffé qui aurait eu peur d’une araignée, ça sentait mauvais, et un peu plus tard,  « c’est le gibier » m’a dit un pansu velu débraillé  en me tripotant la tête avec son énorme battoir pour faire copain copain. Je lui fait comprendre que j’avais absolument tout compris,  « c’est le gibier »,  HAHA ! comment pourrais je en douter ? il y a la tête du sanglier sur la table. Mon regard lui explique que des demain je m’inscrirais à son parti des tripoteurs de têtes bien évidemment à droite de la droite. Chose dont je me garderais bien.

Babouins en train de cuire

Impression d’être avec des babouins encore en train de cuire, et ces rires gras, lourds.  Ça parle en mangeant puis ça inverse,  et même en riant, ça rote bruyant, c’est multi service. On sent qu’il est important de montrer sa satisfaction, rien de tel qu’une digestion réussie, le bonheur, c’est social. En face, ça glousse, ça cancane, ça papote, mais coquetterie oblige, ça a le rot poli et on le prouve en mettant la main devant la bouche. On ne rote pas pas comme un gros dégueulasse en famille.  On a le rot subtil, distingué. Je souris, on me répond « pourquoi tu manges pas ? », « c’est pas bon ? », « c’est trop salé? »,  ça dérive, « les gosses ça aime rien », je dégouline, me confond avec la chaise, je suis la chaise. Rien qu’une simple chaise. Je minaude. On me sourit. On passe à autre chose.

La guerre du feu

Vient la guerre du feu. Ça pète en douce en levant discrètement une fesse, puis l’autre, avec un air de dire, « c’est la chaise qui grince », tout le monde consent sans insister. C’est un non sujet. Néanmoins c’est Bagdad. Ça schlingue de tout les cotés, et ça boit, ça liquide, ça renifle, en faisant des glouglous émerveillés, ça mâche, ça tranche, ça déglutit et ça recommence, la tranche de sanglier est lourde et le mélange avec je ne sais quelle vin rouge dynamise ces bonnes âmes. Les haricots verts me sauve. Les rots comme les pets c’est juste pour signaler les débuts de trop pleins. Ça aussi c’est social.

Comme dans un film d’horreur, successions de plats remplis d’énormes tranches, épaisses, de viandes rouges, qui me passent sous le nez tandis que je végète avec mes haricots verts qui sèchent lentement. Je me garde bien de stopper quoi que ce soit. Vient le plateau de fromages dégoulinants de tout les cotés. « Fallait le laisser au frais » rappelle judicieusement d’une voix grave une maigre au teint terreux et au maquillage tout aussi dégoulinant que le camembert, l’œil mauvais. Un instant ça sent le drame. Va t’elle cogner ?

On va danser avec la radio avant la bûche signale une blondinette frisée, toute guillerette, l’œil pétillant. Il est temps que je mette les voiles. Le meilleur de la soirée a finalement été de dormir dans la voiture avec mon assiette d’haricots verts.

Un souvenir impérissable, heureusement que personne n’a pris de photos du carnage. Je m’en étonne encore.

Patriotisme – vie tribale ?

Joli spectacle que nous offrent la les assassins dans leurs boites de conserves volantes…

Celui qui aura la plus longue

La vie tribale ordinaire

Et les concons tout à leur patriotisme et donc amateurs de vie tribale nous disent « vive l’armée », « défendons nos frontières », juste avant de se prendre la bombe sur la gueule… Ce que l’humain et le politique peuvent être fantastiquement cons, même le plus primitif « animal » ne parviendrait pas a atteindre un tel niveau de stupidité, d’ailleurs personne l’a jamais vu en 4.6 millions d’années, les humains auront tout inventé pour torturer, tuer leurs congénères humains, à coup de pierre sur la gueule en passant par le gourdin, jusqu’au taser, l’électrification, le gaz, puis les missiles pour se bombarder la gueule…

Mais pas que

Entre deux, en rut ils violent femmes, enfants, torturent, pendent, coupent des mains, des têtes, avides et cupides volent, mentent, manipulent, menacent, se pissent dessus, copulent avec certains animaux, frappent les plus fragiles, empoisonnent leurs congénères, l’environnement, les nappes phréatiques millénaires à coups de milliards de litres de pesticides partout sur leur planète, d’engrais, de médicaments, d’antibiotiques, polluent l’air à coups d’industries, s’agitent pour un IPOD X qui leur donne l’impression d’être « évolués », le net nous dit tout, vie tribale vous avez dit docteur ? l’enfer Monsieur le curé ? Non, pire, bien pire si on ne se contente pas de regarder les icones de son dernier Ipod, mais ils sont contents, trépignent de joie dans leurs boites de conserves, ajustent leurs cravates, se poudrent le nez….

Votre dévoué cancérologue. PB.