Le convoi des camionneurs



Le convoi des camionneurs

le mouvement des camionneurs canadiens prend de l’importance au point de bloquer la capitale, Ottawa, ainsi que les frontières routières avec les États-Unis. Ce qui ne constituait au départ qu’une protestation contre les mesures sanitaires a cependant dérapé, suite au ralliement de groupes nationalistes.

Dans l’imaginaire des populations d’Amérique du Nord, les camionneurs ont toujours occupé une place à part. Présentés comme amicaux, débonnaires, mais toujours prêts à intervenir pour les opprimés et pour ravitailler les endroits les plus reculés au prix de trajets interminables dans des conditions climatiques difficiles, les conducteurs de « trucks » bénéficient d’un important capital sympathie.

Aussi, lorsque plusieurs d’entre eux ont décidé de protester contre le gouvernement canadien et l’obligation de présenter une vaccination complète contre le Covid-19 ou d’être soumis à des tests et une quarantaine pour entrer dans le pays, le mouvement a reçu le soutien d’une grande partie de la population, massée le long des autoroutes pour applaudir ces « résistants ».

Arrivé samedi dans la capitale, Ottawa, le « convoi de la liberté » a vite été renforcé par des milliers de manifestants, organisant peu à peu le blocage de la ville. Porteurs de pancartes et drapeaux hostiles, souvent accompagnés d’insultes envers le Premier ministre Justin Trudeau, ces « antivax » ont même installé des barricades dans certains quartiers pour empêcher toute circulation routière.

Le lendemain les camionneurs ont poursuivi avec le blocage de l’autoroute 4 dans le sud de la province de l’Alberta, un axe essentiel au transport des marchandises et biens entre le Canada et les États-Unis, par le nord de Sweet Grass, dans le Montana.

« La GRC de l’Alberta demande aux automobilistes de continuer à rester à l’écart de l’autoroute 4 au sud de Lethbridge jusqu’au passage frontalier de Coutts », a tweeté dimanche soir la Gendarmerie royale du Canada. « Pour l’instant, aucun véhicule motorisé ne peut accéder à la frontière pour entrer ou sortir. Le trafic est toujours immobilisé dans les directions NB et SB. À l’heure actuelle, aucun véhicule à moteur n’est en mesure d’accéder à la frontière pour l’entrée / la rentrée ».

Mais après ces premières actions de paralysie, le mouvement de protestation n’a pas tardé à virer au vinaigre et au coup de poing.

Soutenu par plusieurs composantes de l’extrême-droite canadienne, ainsi que par les encouragements de la très grande majorité des médias républicains américains, Fox News en tête, le « Freedom Convoy » est devenu une plateforme politique dépassant largement l’opposition aux mesures sanitaires.

À l’image des émeutiers du Capitole le 6 janvier 2021, les manifestants ont multiplié les dérapages. Des monuments commémoratifs ont été profanés et des bâtiments officiels vandalisés, soulevant l’indignation des autorités et du maire d’Ottawa, Jim Watson.

Les « Bergers de l’Espoir » (Shepherds of Good Hope, N.D.L.R.), un centre d’accueil, de soins et d’aide aux sans-abri, a vu son personnel être victime de harcèlement et ses locaux dégradés. Pour calmer les esprits, l’organisme a été contraint de distribuer des repas gratuits aux « assaillants », nourriture qui était pourtant destinée aux exclus.

La police a par ailleurs souligné des tentatives d’intimidation de ses agents et indiqué que l’un de ses véhicules avait été vandalisé. « Plusieurs enquêtes criminelles sont en cours concernant la profanation du Monument commémoratif de guerre du Canada/de la statue de Terry Fox, des comportements menaçants/illégaux/intimidants envers la police/des employés de la ville et d’autres personnes et des dommages à un véhicule de la ville », a publié dimanche sur Twitter le Service de police d’Ottawa.

Dans l’imaginaire des populations d’Amérique du Nord, les camionneurs ont toujours occupé une place à part. Présentés comme amicaux, débonnaires, mais toujours prêts à intervenir pour les opprimés et pour ravitailler les endroits les plus reculés au prix de trajets interminables dans des conditions climatiques difficiles, les conducteurs de « trucks » bénéficient d’un important capital sympathie.

Aussi, lorsque plusieurs d’entre eux ont décidé de protester contre le gouvernement canadien et l’obligation de présenter une vaccination complète contre le Covid-19 ou d’être soumis à des tests et une quarantaine pour entrer dans le pays, le mouvement a reçu le soutien d’une grande partie de la population, massée le long des autoroutes pour applaudir ces « résistants ».

Arrivé samedi dans la capitale, Ottawa, le « convoi de la liberté » a vite été renforcé par des milliers de manifestants, organisant peu à peu le blocage de la ville. Porteurs de pancartes et drapeaux hostiles, souvent accompagnés d’insultes envers le Premier ministre Justin Trudeau, ces « antivax » ont même installé des barricades dans certains quartiers pour empêcher toute circulation routière.

Le lendemain les camionneurs ont poursuivi avec le blocage de l’autoroute 4 dans le sud de la province de l’Alberta, un axe essentiel au transport des marchandises et biens entre le Canada et les États-Unis, par le nord de Sweet Grass, dans le Montana. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?embedId=twitter-widget-1487897860792369152&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1487897860792369152&lang=fr

« La GRC de l’Alberta demande aux automobilistes de continuer à rester à l’écart de l’autoroute 4 au sud de Lethbridge jusqu’au passage frontalier de Coutts », a tweeté dimanche soir la Gendarmerie royale du Canada. « Pour l’instant, aucun véhicule motorisé ne peut accéder à la frontière pour entrer ou sortir. Le trafic est toujours immobilisé dans les directions NB et SB. À l’heure actuelle, aucun véhicule à moteur n’est en mesure d’accéder à la frontière pour l’entrée / la rentrée ».

Mais après ces premières actions de paralysie, le mouvement de protestation n’a pas tardé à virer au vinaigre et au coup de poing.

Soutenu par plusieurs composantes de l’extrême-droite canadienne, ainsi que par les encouragements de la très grande majorité des médias républicains américains, Fox News en tête, le « Freedom Convoy » est devenu une plateforme politique dépassant largement l’opposition aux mesures sanitaires. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?embedId=twitter-widget-1488361468466655234&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1488361468466655234&lang=fr

À l’image des émeutiers du Capitole le 6 janvier 2021, les manifestants ont multiplié les dérapages. Des monuments commémoratifs ont été profanés et des bâtiments officiels vandalisés, soulevant l’indignation des autorités et du maire d’Ottawa, Jim Watson.

Les « Bergers de l’Espoir » (Shepherds of Good Hope, N.D.L.R.), un centre d’accueil, de soins et d’aide aux sans-abri, a vu son personnel être victime de harcèlement et ses locaux dégradés. Pour calmer les esprits, l’organisme a été contraint de distribuer des repas gratuits aux « assaillants », nourriture qui était pourtant destinée aux exclus. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?embedId=twitter-widget-1487854425368633344&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1487854425368633344&lang=fr

« Les demandes de repas et les altercations verbales se sont poursuivies pendant plusieurs heures pendant la période du dîner », a tweeté le centre dimanche. « Des camions ont été garés dans notre zone de dépôt d’ambulance pendant près de 12 heures jusqu’à ce qu’ils soient retirés et remorqués avec le soutien des services de police d’Ottawa. Notre personnel et nos bénévoles ont dû faire face à d’importants obstacles pour entrer au travail. »

La police a par ailleurs souligné des tentatives d’intimidation de ses agents et indiqué que l’un de ses véhicules avait été vandalisé. « Plusieurs enquêtes criminelles sont en cours concernant la profanation du Monument commémoratif de guerre du Canada/de la statue de Terry Fox, des comportements menaçants/illégaux/intimidants envers la police/des employés de la ville et d’autres personnes et des dommages à un véhicule de la ville », a publié dimanche sur Twitter le Service de police d’Ottawa. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?embedId=twitter-widget-1488705278287745031&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1488705278287745031&lang=fr

Deux arrestations ont été effectuées mardi soir.

Menacé de mort, Justin Trudeau a quant à lui été contraint de quitter la capitale avec sa famille, sous escorte policière, pour rejoindre un lieu tenu secret.

Sentant que la situation lui échappe, la Canadian Trucking Alliance (CTA), association canadienne des camionneurs, a affirmé que « 85 % de ses chauffeurs sont vaccinés » et s’est désolidarisée des auteurs des dérapages. « Un grand nombre de manifestants à Ottawa semblent n’avoir aucun lien avec notre industrie […] La Tombe du soldat inconnu et le Monument commémoratif de guerre du Canada sont des sites sacrés pour les Canadiens. La profanation de ces sites était un acte dégoûtant et un déshonneur pour les soldats qui ont donné leur vie pour notre pays et pour les soldats canadiens qui continuent de se battre pour notre liberté aujourd’hui. »

Interrogé par la chaîne de télévision américaine CNN, le gouvernement canadien a estimé que le coût financier du maintien de l’ordre dans la capitale s’élève à plus de 800 000 dollars par jour.

En dépit des températures glaciales, les autorités craignent que les manifestations et blocages ne se prolongent ou ne dérapent à nouveau. « De multiples cas de comportement perturbateur, inapproprié et menaçant de la part de manifestants » sont à déplorer selon le Service de police d’Ottawa, lequel a précisé avoir été informée de « l’intention des manifestants de rester sur place toute la semaine ».

Pfizer & Moderna augmentent leurs prix

Pfizer et Moderna relèvent le prix de leurs vaccins

Le vaccin Pfizer passe ainsi de 15,5 à 19,5 euros et celui de Moderna de 19 à 21,5 euros. La Commission européenne s’est refusée à tout commentaire.

Covid-19: le vaccin dope les recettes de Pfizer

un business très rentable

La peur est un business très rentable pour les lobbys pharmaceutiques pendant que virus et variants circulent de plus en plus activement, les laboratoires Pfizer et Moderna ont augmenté les tarifs de leurs vaccins vendus à l’Union européenne (UE), selon le Financial Times.

L’accord passé avec Bruxelles prévoit que le prix du vaccin de Pfizer réalisé avec la biotech allemande BioNTech passe de 15,50 euros à 19,50 euros et celui de Moderna de 19 euros à 21,50 euros.

Cette hausse intervient alors que l’inquiétude sur la flambée du variant Delta augmente et que des études ont prouvé que les vaccins à ARN-messager de Moderna et Pfizer/BioNTech sont plus efficaces que ceux des laboratoires AstraZeneca et Johnson & Johnson pour le combattre.

ikéa condamné pour espionnage de ses salariés

Ikea France condamné à un million d’euros d’amende pour avoir espionné ses salariés.

La filiale française de l’enseigne suédoise d’ameublement a été condamnée à une amende d’un million d’euros pour avoir espionné plusieurs centaines de salariés entre 2009 et 2012. Un ancien PDG a été lui condamné à deux ans de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Versailles les a reconnus coupables de «recel de données à caractère personnel par un moyen frauduleux», mais les a condamnés à des peines moins lourdes que celles demandées par le procureur, qui les accusait de «surveillance de masse». Le parquet avait demandé deux millions d’euros d’amende pour l’enseigne, ainsi que de l’emprisonnement ferme pour un des anciens PDG, Jean-Louis Baillot.

Tout au long du procès qui a duré deux semaines en mars, Jean-Louis Baillot, PDG de 1996 à 2002, avait nié en bloc avoir ordonné la surveillance des salariés. Le 15 juin, il a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 50 000 euros d’amende. Il a également été relaxé de plusieurs chefs d’accusation, comme le délit de recel de complicité de détournement de finalité des informations personnelles ou le recel de violation du secret professionnel.

L’ancien «monsieur Sécurité» d’Ikea France reconnait des «contrôles de masse» d’employés Révélée par la presse puis instruite à partir de 2012,

Révélée par la presse puis instruite à partir de 2012, l’affaire a mis au jour, selon l’accusation, «un système de surveillance» d’employés et de clients. Ikea France et ses dirigeants de l’époque étaient accusés de s’être illégalement renseignés sur leurs antécédents judiciaires, leur train de vie ou leur patrimoine via une société «en conseil des affaires», Eirpace, qui aurait pioché ces données confidentielles dans des fichiers de police. Au cœur de ce «système», Jean-François Paris, l’ancien «monsieur Sécurité» d’Ikea France de 2002 à 2012, qui a reconnu à la barre des «contrôles de masse» d’employés. Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d’amende.