A qui appartient L’Arctique?

À la mi-décembre, le Danemark a soumis une pétition aux Nations unies réclamant, entre autres, le pôle Nord comme territoire danois.

L’Arctique est le dernier territoire non réclamé sur la planète. Un territoire pour lequel il y a de plus en plus d’intérêt, car le dégel graduel y ouvre la porte à une navigation autrefois impossible et à l’exploitation de ce que certains évaluent être près du quart des ressources naturelles encore à découvrir et à exploiter sur la Terre.

La zone est convoitée par les cinq pays qui comme le Canada, ont une côte sur l’océan Arctique. En 1982, la convention internationale sur le droit de la mer a établi de nombreux principes pour réglementer l’exploitation des océans. Entre autres, la convention a établi que, pour réclamer un droit exclusif d’exploitation au-delà de la zone économique exclusive qui s’étend des côtes d’un pays sur 200 miles marins vers le large, un pays doit démontrer que son plateau continental se prolonge sous l’océan au-delà des 200 miles marins.

Le Danemark a les preuves géologiques que son plateau continental se déploie bien au-delà de la zone économique exclusive sous l’océan Arctique, soutient Christian Marcussen, géophysicien et conseiller en chef à la commission géologique du Danemark. « Le plateau continental du Danemark s’étend sous l’océan arctique et se rattache à la dorsale de Lomonosov. Une chaîne de montagnes sous-marines découvertes dans les années 1950, explique-t-il. Avec un peu plus de recherches, on a découvert que la dorsale de Lomonosov et le Groenland étaient géologiquement reliés. »

La région revendiquée par le Danemark est vaste : environ 20 fois la taille du Danemark, elle va au-delà du pôle Nord jusqu’à la zone exclusive russe. Le Danemark n’est pas le seul pays à avancer que la dorsale de Lomonosov est le prolongement de son plateau continental. Cette chaîne de montagnes sous-marines, qui divise l’Arctique en deux, fait le lien entre le nord de la plaque continentale nord-américaine et la plaque continentale eurasienne. Le Canada réclame d’ailleurs une zone de la taille des trois provinces des Prairies, explique Frédéric Laserre, professeur au département de géographie de l’Université Laval et directeur de projet chez Arctique Net.

« Les Canadiens ont fait la même revendication en arguant que la dorsale de Lomonosov est aussi le prolongement naturel de la plaque continentale nord-américaine donc aussi au nord de l’île d’Ellesmere », souligne-t-il. « Si la commission des Nations unies estime que le Canada et le Danemark ont raison, il faudra que le Danemark et le Canada s’entendent pour une frontière maritime entre les plateaux continentaux des deux États. » À la mi-décembre, le Danemark a soumis une pétition aux Nations unies réclamant, entre autres, le pôle Nord comme territoire danois.

L’Arctique est le dernier territoire non réclamé sur la planète. Un territoire pour lequel il y a de plus en plus d’intérêt, car le dégel graduel y ouvre la porte à une navigation autrefois impossible et à l’exploitation de ce que certains évaluent être près du quart des ressources naturelles encore à découvrir et à exploiter sur la Terre.

La zone est convoitée par les cinq pays qui comme le Canada, ont une côte sur l’océan Arctique. En 1982, la convention internationale sur le droit de la mer a établi de nombreux principes pour réglementer l’exploitation des océans. Entre autres, la convention a établi que, pour réclamer un droit exclusif d’exploitation au-delà de la zone économique exclusive qui s’étend des côtes d’un pays sur 200 miles marins vers le large, un pays doit démontrer que son plateau continental se prolonge sous l’océan au-delà des 200 miles marins.

Le Danemark a les preuves géologiques que son plateau continental se déploie bien au-delà de la zone économique exclusive sous l’océan Arctique, soutient Christian Marcussen, géophysicien et conseiller en chef à la commission géologique du Danemark. « Le plateau continental du Danemark s’étend sous l’océan arctique et se rattache à la dorsale de Lomonosov. Une chaîne de montagnes sous-marines découvertes dans les années 1950, explique-t-il. Avec un peu plus de recherches, on a découvert que la dorsale de Lomonosov et le Groenland étaient géologiquement reliés. »

La région revendiquée par le Danemark est vaste : environ 20 fois la taille du Danemark, elle va au-delà du pôle Nord jusqu’à la zone exclusive russe.

Le Danemark n’est pas le seul pays à avancer que la dorsale de Lomonosov est le prolongement de son plateau continental. Cette chaîne de montagnes sous-marines, qui divise l’Arctique en deux, fait le lien entre le nord de la plaque continentale nord-américaine et la plaque continentale eurasienne. Le Canada réclame d’ailleurs une zone de la taille des trois provinces des Prairies, explique Frédéric Laserre, professeur au département de géographie de l’Université Laval et directeur de projet chez Arctique Net.

Un navire en Arctique.
Un navire en Arctique.

« Les Canadiens ont fait la même revendication en arguant que la dorsale de Lomonosov est aussi le prolongement naturel de la plaque continentale nord-américaine donc aussi au nord de l’île d’Ellesmere », souligne-t-il. « Si la commission des Nations unies estime que le Canada et le Danemark ont raison, il faudra que le Danemark et le Canada s’entendent pour une frontière maritime entre les plateaux continentaux des deux États. »

Les démarches de réclamation

Le Danemark vient de soumettre sa réclamation, tout comme la Norvège et la Russie. Le Canada, qui réclamerait une zone de la taille des trois provinces des Prairies, incluant également le pôle Nord, doit encore soumettre une réclamation finale.

Les États-Unis, qui ont également une côte qui touche l’océan Arctique en Alaska, n’ont encore rien revendiqué, car ils ne sont pas signataires de la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les Américains ont jusqu’à maintenant refusé de ratifier la convention et rien ne sera décidé tant et aussi longtemps que tous les pays arctiques n’auront pas soumis leur revendication.

Ce n’est pas le Far West

En 2007, les Russes avaient planté leur drapeau au fond de l’océan arctique, juste sous le pôle Nord pour signifier leur intention de réclamer cette zone de l’Arctique. Mais leur coup d’éclat ne réglera en rien le partage de l’Arctique, selon Frédéric Lasserre. « Il faut dissiper les illusions ou les malentendus. Planter des drapeaux, ça n’apporte rien en droit international et ce n’est pas non plus le premier [pays] qui revendique un espace maritime qui va obtenir gain de cause », explique-t-il. « Tous les États ont le droit à un plateau continental étendu s’ils peuvent en faire la preuve. Autrement dit, c’est un droit imprescriptible et ce n’est pas l’ordre chronologique de dépôt des revendications qui donne un avantage.

Autrement dit, tant que le dernier État arctique n’a pas soumis sa revendication, on ne peut pas être certain que les autres vont obtenir gain de cause sur leurs revendications. Ensuite, on va examiner la validité géologique de chacune de ses revendications et ensuite, s’il y a des chevauchements, il faudra que les États s’entendent », conclut-il. Ce processus pourrait prendre encore 15 à 20 ans.

Les pays ont droit aux ressources naturelles du sous-sol océanique ainsi qu’aux ressources de la colonne d’eau à l’intérieur de la zone économique exclusive des 200 miles marins, soit sur une distance d’environ 320 kilomètres de leurs côtes respectives.

Les États qui obtiendront un droit sur l’océan au-delà de la zone économique exclusive n’auront droit qu’aux ressources du sous-sol marin.

Mini Drones le Danger

Un micro-drone est un drone de taille réduite. Les micro-drones représentent la 3e génération de drones. On les nomme parfois MAV (acronyme de l’anglais Micro air vehicle). On passe ainsi du voir derrière la frontière et voir derrière la colline, à voir derrière la maison.

En 1993, la société RAND a montré que le développement de systèmes de la taille d’un insecte capables de voler et de ramper était possible et pouvait donner aux États-Unis un avantage militaire significatif.

En 1996, la DARPA a financé la recherche sur les micro-drones à travers le programme SBIP (Small Business Innovation Program). À cette époque, il a été convenu que des micro-drones de six pouces (env. 15 cm) étaient faisables et capables d’effectuer des missions extrêmement utiles, du moins pour ceux qui les utilisent et en exploitent toutes les qualités technologiques. Mais se pose la question fatale : à quelles fins? Des lors s’échauffent à l’esprit les pires théories d’espionnage.

Micro-drone pesant moins-d-un-gramme

De plus, ces petits MAV ( MAV peut signifier : Micro air vehicle, micro-drone ) peuvent accomplir des tâches dont des engins plus gros sont incapables

L’histoire humaine et ses espérances suggèrent ses futures applications. Un micro-drone pourra être utilisé, par exemple, pour de la recherche et de l’assistance aux victimes, pour de la surveillance par des « forces » militaires ou des « forces » du « maintien de l’ordre », ou encore de la détection d’agents chimiques ou biologiques. Cependant l’utilisation principale sera certainement la reconnaissance dans des espaces confinés. Chez vous par exemple? ou dans votre bureau? votre chambre?

MICRO DRONE MOSQUITO CYBORG SPY WITH ON BOARD RFID NANOTECH

La PME française SilMach fabrique des moteurs de quelques millimètres permettant de miniaturiser des objets comme les drones ou les montres. Elle bénéficie du soutien du ministère des armées et vient de conclure un partenariat avec l’horloger américain Timex. Faut il laisser faire ou imposer une déontologie d’utilisation? Pour la tranquillité de chacune et de chacun, il vaudrait mieux en prévoir une afin de fixer les limites d’utilisation. A noter qu’à compter du 1er juillet, chaque drone devra être vendu avec une « notice » de la réglementation. Connaitre la réglementation au sujet des drones, le gouvernement Français en publie une sur son site

Bitcoin : C’est quoi ?

Ovni de la planète financière, le bitcoin se présente comme un moyen de paiement alternatif sur lequel les États n’ont aucune prise. Découvrez son fonctionnement.
Bitcoin

Ce qui frappe lorsqu’on entend parler du bitcoin, c’est la folle progression de son cours en 2017 : +1.318% ! Forcément, ça donne envie de bazarder son livret A et de prendre l’autoroute de la spéculation dans l’espoir de devenir Crésus en une poignée de semaines. Mais, au-delà de son aspect spéculatif, à quoi sert réellement cette nouvelle monnaie ? C’est souvent là que les choses se corsent… Le bitcoin est une monnaie virtuelle dont l’unique fonction est de réaliser des paiements en ligne, sans intermédiaire. Ni plus, ni moins. Son incroyable croissance a tendance à faire oublier cet aspect fondamental.

Le bitcoin n’a aucune existence physique et ne dépend d’aucune banque centrale. On ne peut pas l’éteindre : son système est basé sur un réseau, la “blockchain”, alimenté par une dizaine de milliers d’ordinateurs à travers la planète. Il faut la voir comme un livre de compte géant et réputé inviolable, dans lequel est répertorié l’historique de toutes les transactions. On connaît peu de choses du créateur du bitcoin, le très mystérieux Satoshi Nakamoto. Son existence se résume à quelques traces sur Internet. Il n’existe pas de photos de lui et il est fort probable que son nom soit un pseudonyme.

NÉ APRÈS LA CRISE FINANCIÈRE

La majeure partie de son travail a été réalisée à la fin 2008, alors que s’annonçait la crise financière. De nombreux spécialistes considèrent son projet comme une manière de s’affranchir des banques et des États, dont la responsabilité était alors mise en cause. Mais Satoshi Nakamoto n’a jamais confirmé ces allégations. Évoquant dans ses écrits l’origine du bitcoin, il se contente de pointer les insuffisances techniques de l’époque. Son ambition est alors de développer un système alternatif plus efficace. Le mathématicien part du postulat que nous sommes contraints, pour garantir nos transactions, d’avoir recours à des institutions financières. Cette situation engendre, selon lui, des frais trop importants et l’acceptation d’une certaine part de fraude. “Ce dont nous avons besoin, écrit Nakamoto, c’est d’un système de paiement électronique basé sur des preuves cryptographiques, qui permettrait à deux parties qui le souhaitent de réaliser des transactions directement entre elles sans avoir recours à un tiers de confiance.” Ainsi est né le bitcoin.

La confiance à laquelle Nakamoto tient tant est garantie par les “mineurs”. Le terme désigne les personnes qui mettent à profit la puissance de calcul de leurs ordinateurs surpuissants pour valider les transactions (photo ci-dessous).

C’est cette “preuve de travail” qui rend la blockchain infalsifiable. La pirater imposerait de fournir plus de la moitié de la puissance de tous les mineurs. Difficile d’évaluer le coût d’une telle opération, mais on imagine mal un individu dépenser une fortune gigantesque pour pirater un système qui s’écroulerait dans la seconde… et dont il ne pourrait plus profiter.

Le protocole est conçu pour ne pas dépasser le seuil de 21 millions d’unités en circulation (à comparer aux 15 milliards de billets de 50 euros en circulation, par exemple). C’est peu et beaucoup à la fois (un bitcoin peut être fractionné jusqu’à 100 millions de fois). Les mineurs s’occupent également de la création monétaire : une équation mathématique complexe leur est soumise toutes les dix minutes et la machine la plus rapide reçoit une récompense en bitcoins.

Divisée par deux tous les quatre ans, celle-ci est actuellement de 12,5 bitcoins et la dernière unité sera produite vers 2140. Les mineurs se rémunèrent enfin avec les frais de transaction, dont le montant varie selon l’engorgement du réseau (de quelques centimes à une plusieurs dizaine d’euros).

DES CHIFFRES ET DES LETTRES

Selon ses partisans, le protocole du bitcoin confère à cette cryptomonnaie un statut d’or numérique : en s’affranchissant de la création monétaire des États, elle peut être assimilée à une valeur refuge. En mars 2013, par exemple, de nombreux clients de banques chypriotes ont converti leurs avoirs en bitcoins… juste avant l’instauration d’un strict contrôle des changes. N’allez pas pour autant investir vos économies en pensant les protéger ! N’étant soumis à aucune régulation, le bitcoin génère une forte spéculation. À des hausses phénoménales succèdent régulièrement des chutes à deux chiffres. Rien qu’en décembre 2017, le cours est passé de 8.500 euros à plus de 16.000 euros sur la première quinzaine. Bien mal en a pris aux néo-investisseurs alléchés par ce record : le cours a chuté de 40% quelques jours après et sans raison objective !

D’accord, direz-vous. Mais être propriétaire de bitcoins, cela se représente comment ? Tout simplement par une suite de chiffres et de lettres qui constitue une clé virtuelle. Elle est unique et ne doit jamais être communiquée. Toute personne qui la détient peut l’utiliser et dépenser vos bitcoins. Il convient donc de la mettre en lieu sûr à l’abri du vol de données. Quand vous réalisez une transaction sur le réseau, elle génère une autre clé, plus rudimentaire, qui agira comme votre signature sur la blockchain. Contrairement aux idées reçues, le bitcoin n’est pas anonyme : toutes les transactions sont librement consultables sur le réseau et un spécialiste pourra rapidement vous identifier si vous vous êtes montré actif. En cliquant sur votre clé, on trouve en effet toutes sortes d’informations intéressantes : le montant de vos transactions, les destinataires des fonds, etc. Nous ne dirons donc pas du bitcoin qu’il est anonyme, mais “pseudonyme”.

POUR QUELQUES BITCOINS DE PLUS

Toutes ces caractéristiques sont-elles susceptibles d’évoluer dans le temps ? Oui, c’est une possibilité. Le bitcoin est conçu en open source, c’est-à-dire que n’importe qui peut, à tout moment, en proposer une modification. On peut donc imaginer qu’il y ait un jour plus de 21 millions de bitcoins en circulation ou qu’il lui soit attribué d’autres fonctions que le simple paiement (rajouter des conditions à celui-ci, par exemple). Mais la cryptomonnaie est développée par une communauté hétérogène réunissant des informaticiens, les grandes entreprises du secteur et les utilisateurs. Pour que des changements soient validés, il faut qu’ils soient acceptés par la majorité des participants du réseau. Et, au final, chacun reste libre d’adopter les modifications en mettant son logiciel à jour. Ou pas…

Ainsi, deux fois déjà depuis le lancement du bitcoin, une partie minoritaire de la communauté a choisi de créer une branche concurrente : le bitcoin cash (août 2017) et le bitcoin gold (octobre 2017) sont nés de ces divergences.

Ces schismes risquent d’être de plus en plus fréquents : le bitcoin est condamné à évoluer pour faire face au nombre exponentiel de ses utilisateurs et des transactions. Comme la ruée vers l’or au XIXe siècle, les vagues spéculatives autour de la cryptomonnaie ne pourraient être que le début, mouvementé, d’une longue histoire…

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